Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /Juin /2006 15:11
 
 
 
                  
 
 
Quels sont les réels effets du chanvre ?
 
Que peut-on espérer de son usage thérapeutique ?
 
Cannabis : distinguer le vrai du fauxAu-delà des visions partisanes, on sait peu de choses des effets du cannabis sur la santé.
 
 
 
 
LE CANNABIS  (cannabis sativa indica) est mieux connu sous les 200 mots d'argot différents attribués à la marijuana et au haschich : pot,  joint, herbe, marie-jeanne, beu, shit, bunt, kif, tosh, hakik, ganja, jaja …
 
Toutes les formes de cannabis sont des substances qui perturbent l'état d'esprit dû particulièrement au
 
 D9THC
(delta-9-tetrahydrocannabinol)
 

Molécule de tétrahydrocannabinol
( THC )
 
l'un des  460  éléments chimiques 
 
stérols,
 
terpènes,
 
alcaloïdes,
 
benzopyrène,
 
etc., et une soixantaine de cannabinoïdes que compte le cannabis.
 
Les cannabinoïdes peuvent être synthétisés chimiquement et trouvent des applications cliniques et thérapeutiques.
 
À des fins médicales, on peut utiliser l'ingrédient actif de la marijuana, le THC, pour diminuer les vomissements des personnes ayant à subir un traitement de chimiothérapie contre le cancer.
 
             Détail agrandi 
 
La concentration en D9THC varie suivant l'espèce et la partie de la plante qui est utilisée.
 
La majorité des Canadiens qui consomment de la marijuana ne le font qu'occasionnellement. Au moins un million et demi de Canadiens enfumeraient pour leur plaisir, et ils seraient de plus en plus nombreux à le faire : selon l'Institut de la statistique du Québec, 13,5 % des Québécois ont consommé du cannabis en 1997. C'est deux fois plus que dix ans plus tôt. Les études montrent que la drogue est plus populaire chez les jeunes.
 
Le cannabis se présente sous diverses formes :
 
- l'herbe (marijuana) se présente sous forme de feuilles, tiges et sommités fleuries séchées, qui sont fumées soit avec du tabac, soit pur.

- le haschich (shit) se présente sous forme de plaques compressées, de barrettes de couleur verte, brune ou jaune selon les régions de production. Il se fume aussi avec du tabac. Peut être coupé avec d'autres substances comme le henné, le cirage, la paraffine…
 
- l'huile plus concentrée en principe actif est consommée avec une pipe, mais son usage est peu répandu.

                  
  • Des formes diverses : Marijuana, haschich, huile
On connaît plus de 350 noms pour le chanvre dans le monde (dagga, ganja, kif,  marijuana, takrouri, yamba…)  sans compter le vocabulaire récent inventé par les utilisateurs contemporains.
 
Dans le passé, diverses préparations traditionnelles contenant du cannabis étaient destinées à être mangées comme le bhang
 
(boisson préparée à partir de la plante consommée dans le sous continent indien)
 
et le dawamesk
 
(pâtisserie à base de haschich consommée en Turquie et au Moyen-Orient),
 
rendu célèbre au dix-neuvième siècle par les membres du club des haschichins qui consommaient le haschich sous cette forme principalement.
 
Mais le plus souvent le cannabis était fumé  et c'est de cette façon qu'il est majoritairement consommé aujourd'hui encore selon des méthodes qui varient avec les cultures.
 
 

- Enfin, on peut le trouver en infusion dans du lait ou mélangé dans des gâteaux (space-cake)…
 
 
ça fait quoi ?

Les effets psycho-actifs de cette drogue sont dus au principe actif du cannabis, le THC (tétrahydrocannabinol), inscrit sur la liste des stupéfiants. Aujourd'hui, les propriétés thérapeutiques du THC contre la douleur et les vomissements sont reconnues scientifiquement et sa prescription est même autorisée dans certains états des Etats-Unis et en Grande Bretagne au cours des chimiothérapies anticancéreuses et pour certaines affections liées au sida.
 
Le nom de genre du chanvre, Cannabis, est employé aussi couramment pour caractériser les différentes formes sous lesquelles est consommée la plante ou ses dérivés.
 
La teneur en résine sécrétée par les poils spécialisés situés au niveau des sommités florales est très variable selon l'origine géographique de la plante et les pratiques culturales. Aussi, la teneur en THC de la plante varie-t-elle de 1 à 10 %.  Chaque poil sécréteur se termine par une tête globuleuse où s'accumule la résine et qui se détache aisément de son support.

C’est également une plante fibreuse. Ce sont ces deux dernières propriétés qui sont à l’origine de sa culture : la résine possède des propriétés psychotropes connues depuis la nuit des temps et le chanvre a été longtemps cultivé en Europe et en Asie pour ses longues fibres utilisées dans la fabrication de cordages. 

C’est une plante cosmopolite, mais les conditions de milieu ont une grande influence sur son développement et sa croissance : dans les régions chaudes, elle produit beaucoup de résine et peu de fibres alors que dans les régions tempérées, elle produit beaucoup de fibres et peu de résine.
 
Ceci conduit à distinguer la variété textile de la variété « indienne ». La culture du chanvre, interdite par les conventions internationales, est désormais autorisée en Europe à la condition d’utiliser des variétés textiles contenant moins de 0,3 % de "THC" le principe actif responsable des propriétés psychotropes. Les semences, qui ne contiennent aucun principe actif, sont utilisées aussi pour préparer de la farine ou pour en extraire une huile riche en acides gras insaturés.
 
 
Les risques :

Même si tu trouves qu'il a un effet relaxant ou euphorisant de cette drogue, qu'il te détend ou t'apaise ou tout simplement qu'il te facilite le rapport aux autres, le cannabis modifie indéniablement ta perception et ton attention.
 
Il peut même aller jusqu'à te rendre somnolent et par là même ralentir tes réflexes, ou au contraire te rendre soudainement surexcité.
 
On dit que le cannabis ne fait qu'amplifier l'état dans lequel on se trouve, avec des effets variables selon la quantité et la qualité des drogues consommées.
 
Bref, côté maîtrise de soi, c'est un peu grillé… Et bien sûr, ça, c'est plutôt dangereux, au volant notamment.
 
Le cannabis ne provoque pas de dépendance physique, mais, comme tout produit psychoactif, ses effets peuvent modifier, momentanément ou durablement ta vraie personnalité...
 
Les effets du cannabis ne dépendent pas seulement du mode de consommation, de la quantité ou du taux de THC consommée, mais aussi de la personnalité de l’individu qui en consomme, de son état d’esprit.  À la fois un psychostimulant et un psychodépresseur, les effets se rapprochent de ceux des hallucinogènes.  
 
Fumé, les effets se font sentir en quelques minutes et durent de 2 à 4 heures.  
 
Avalé, ses effets peuvent prendre plus de 30 minutes à se manifester, et persister de 3 à 8 heures.
 
Chez un sujet à personnalité structurée, les effets d'un usage à faible dose restent circonscrits et les risques sont peu marqués tant sur le plan physique que psychique .
 
L’effet principal du THC est de modifier l’humeur, les sensations et le comportement. Les personnes peuvent se sentir plus relax, joyeuses, insouciantes; mais l’euphorie peut facilement se transformer en déprime et autres difficultés psychiques.
 
La marijuana augmente le rythme cardiaque, dilate les vaisseaux sanguins de la conjonctivite, causant une rougeur caractéristique des yeux.
 
La marijuana provoque peu d'hallucinations. La perception sensorielle semble accrue, les couleurs plus éclatantes, les sons plus distincts.
 
L'utilisateur a la bouche sèche, son appétit augmente.
 
Rythme cardiaque légèrement accéléré.
 
La perception du temps et de l'espace sont déformés. Certains consommateurs se replient sur eux-mêmes, ou ressentent de la peur, rient sans raison apparente, souffrent d'anxiété, de dépression.
 
EFFETS À LONG TERME DU CANNABIS
 
Rappelant que les effets produits par le cannabis sont directement liés à la personnalité de l'individu, au contexte de la consommation, à la quantité absorbée et à la qualité du produit,  et retenant  que les effets  de l'accumulation de THC dans les tissus sont encore mal connus mais indéniables, les effets à long terme sont : 

En cas de consommation régulière et fréquente, la concentration, la capacité d’apprentissage, la mémoire à court terme, la capacité de conduire,  sont toutes fortement affectées, et  peuvent être perturbées encore pendant 24 heures après la consommation.
 
Les effets psychologiques comprennent des réactions de panique,  le syndrome amotivationnel (réduction de l'ambition et de la motivation).
 
La marijuana est nocive pour le système pulmonaire car elle emplie les poumons de trois fois plus de goudron et de cinq fois plus de monoxyde de carbone que la cigarette.
 
Les effets néfastes du cannabis apparaissent après plusieurs années de consommation. Le THC atteint particulièrement les tissus conjonctifs, les poumons, les organes sexuels et les neurones. 
 
Des dommages au système immunitaire .
 
Avec une augmentation de la dose, les consommateurs font l'objet d'hallucinations, de paranoïa et ont des réactions de panique. Les symptômes s'aggravent chez les personnes souffrant de problèmes psychiatriques et plus particulièrement de schizophrénie.
 
La production
La culture de la marijuana est florissante au Canada, surtout en Colombie-Britannique, au Québec, et en Ontario. Selon une étude commandée par la GRC, plus de 40 % des cas rapportés l'ont été en Colombie-Britannique, près de 30 % au Québec et 16 % en Ontario. Au total, au moins 800 tonnes par année, pour une valeur d'au moins 12 milliards de dollars. En fait, on en produit tellement, qu'on en importe presque plus et qu'on en exporte de plus en plus.
 
Au Québec, la majorité des plants de marijuana sont cultivés à l'extérieur, comme dans les champs de maïs.
 
 
Mais de plus en plus, on les fait pousser à l'intérieur, en serre organique dans la terre, ou hydroponique dans l'eau. Et en Colombie-Britannique, c'est dans les maisons que les trois quarts des plants sont cultivés. Cela donne un produit plus fort en THC, et surtout plus de marijuana. Dans un champ on fait une seule récolte, à l'automne. Alors que la culture à l'intérieur est beaucoup plus productive.
 
La distribution
 
Le crime organisé contrôle le réseau de distribution.
 
Les bandes de motards surtout, mais de plus en plus le crime organisé asiatique. Des criminels qui ont des ressources et de l'imagination pour déjouer, entre autres, les outils de détection à l'infrarouge de la police. Ils trouvent le moyen de camoufler la chaleur que dégage leur système d'éclairage artificiel.
 
La marijuana produite au Canada approvisionne les marchés locaux et régionaux. Mais une partie croissante de la production, surtout celle de la Colombie-Britannique, est exportée vers les États-Unis, où le « BC Bud » et le « Québec Gold », peuvent prendre beaucoup de valeur.
Si les réseaux de distribution et d'exportation sont aux mains du crime organisé, il y a aussi des Canadiens qui cultivent de la marijuana pour leur propre consommation.
 
 
Les commerces de matériel hydroponique se multiplient et on trouve des graines de cannabis de plus en plus facilement, même si leur vente est illégale. En Colombie-Britannique, celui qu'on surnomme le « Prince du pot » en vend toute une variété par Internet, commerce qui lui rapporte jusqu'à trois millions de dollars par année. Il s'approvisionne en Hollande et en Suisse, mais aussi aux États-Unis et au Canada    
                                     Marc Emery appears on CTV's Question Period last year.
                                   Marc Emery « Prince du pot »
 
 
 
 
Marc Emery,
 
renommé vendeur de graines et activiste pro-cannabis vancouvérois surnommé «Prince of Pot» En 1994, Emery abandonne sa librairie à London, en Ontario, pour devenir activiste pro-pot à temps plein.
 
Il déménage à Vancouver et y ouvre le magasin Hemp BC.
 
À l'époque, toute littérature faisant la promotion du cannabis était complètement illégale. Après quatre ans d’opération et maintes interventions policières, Hemp BC ferme boutique.
 
Emery se met alors à vendre des graines de cannabis par la poste, un service populaire et lucratif qui lui permet de verser des millions de dollars à différents organismes prônant la légalisation de la marijuana.
 
Visiblement irrité par le laxisme de la justice canadienne qui tolérait depuis tant d'années la vente de ces fameuses semences, le DEA États-Unien émet l'été dernier(2005) un mandat d’arrestation contre Emery qu'il qualifie comme le «plus important narcotrafiquant au Canada». Le prince du pot est arrêté à Halifax le 25 juillet 2005 par des agents de la police locale et de la GRC.
 
Aujourd’hui, l’auto-proclamé « Prince du pot » fait face à des accusations de trafic pour avoir vendu des millions de graines de marijuana aux États-Unis via son lieu d’affaire, à Vancouver ; des accusations qui pourraient lui valoir la prison à vie, s’il est reconnu coupable.
 
Emery opérait son commerce depuis plus de 10 ans, à la connaissance des autorités policières et acquittait ses taxes municipales, provinciales et fédérales sous la rubrique :
 
Commerce de graines de marijuana.
 
L’organisme fédéral gouvernemental
 
« Santé Canada »
 
comptait Marc Emery parmi ses fournisseurs accrédités de marijuana à des fins thérapeutiques.
 
Marc Emery est également le fondateur du Parti Marijuana de Colombie-Britannique.
 
 

Chanvre d'un herbier du seizième siècle
 
Le chanvre est, avec le pavot,
 
la plante la plus anciennement consommée par l'homme pour ses propriétés psychotropes. Il est originaire du versant indien ou chinois de l’Himalaya, et il est connu en Chine depuis au moins 6 000 ans. Ses fibres et ses graines étaient largement exploitées de même que ses propriétés psychotropes. Il faisait partie en Inde des cinq plantes magiques utilisées dans les rituels religieux et entrait sans doute dans la composition du soma. La ganja et le bhang continuent d’être utilisés chez les Hindous à des fins rituelles, notamment dans certains temples. Son usage s’est répandu très tôt dans le monde entier. Il était connu des Assyriens et des Scythes il y a trois mille ans. Ces derniers l’utilisaient en fumigations : ils jetaient la plante ou la résine sur des pierres chauffées après avoir étanchéifié le local et inhalaient la fumée.
 
En Égypte
 
on l’utilisait d’une manière comparable. La médecine grecque le reconnut comme hallucinogène. Massilia, l’actuelle Marseille, exportait dès le septième siècle avant notre ère des cordages de chanvre et la découverte de nombreuses pipes sur le site suggère son utilisation comme psychotrope à cette époque où le tabac était inconnu en Europe. Le nom de Cannebière qui a la même racine que cannabis rappelle l'importance de cette plante dans l’économie locale. 
Le chanvre était bien connu aussi des Arabes qui, à la fin du treizième siècle, disposaient de plus de cent termes différents pour le qualifier. Il était utilisé à la fois comme médicament et comme stupéfiant. L’histoire de la secte des Haschichins, ennemis des croisés qui tentèrent d’assassiner saint Louis, est bien connue mais sa relation avec l’étymologie du mot assassin reste controversée. 
 
En Europe,
                               
                                       Les fumeurs de haschich
 
son usage en tant que psychotrope est resté méconnu jusqu'au dix septième siècle sauf par Paracelse et Rabelais (qui décrivit au seizième siècle le « pantagruélion » dont les caractéristiques suggèrent qu’il s’agit du chanvre) alors que ses fibres étaient d'une importance stratégique (cordages). 

La connaissance de ses effets se répandit en Europe, en France, après la campagne napoléonienne d’Égypte, pays où il était largement consommé sous forme de haschich, et, en Angleterre, après la conquête des Indes. Un décret de Bonaparte du 8 octobre 1800 tenta de prohiber son commerce et son utilisation en Égypte mais il suscita néanmoins l’intérêt de scientifiques ayant accompagné Bonaparte dans ce pays comme Sylvestre de Sacy, Aubert Roche et Jacques Moreau de Tours. Ce dernier, psychiatre, l’étudia scientifiquement, le testa pour traiter ses malades et publia
 
Du Haschich et de l’Aliénation Mentale,
 
                                 
                                 L'ouvrage du docteur Moreau
                                          (publié en 1845)
 
...ouvrage qui devait avoir un grand retentissement.
 
Il fit connaître le haschich à Théophile Gauthier et à d’autres écrivains et artistes comme Charles Baudelaire, Alexandre Dumas, Gérard de Nerval, Delacroix etc. De leurs soirées naquit le club des haschichins réunissant à l’hôtel Pimodan l’intelligentsia de l’époque. Ils y expérimentèrent les effets du haschich sous forme de dawamesk. Les écrits de T. Gauthier comme le Club des Haschichins ou de C. Baudelaire comme Les Paradis artificiels populariseront ces expériences. 

Le chanvre et ses dérivés, comme les autres drogues traditionnelles (opium, coca), seront interdits en France par la première loi de prohibition concernant les psychotropes, votée le 12 juillet 1916 qui n’empêchera pourtant pas la régie française des tabacs de vendre officiellement un mélange de kif  et de tabac en Afrique du nord et la France de produire du chandou en Indochine à travers une Régie de l'opium jusque dans les années 50. 

En Grande-Bretagne, vers 1840, O’Shaugnessy, un médecin irlandais ayant travaillé aux Indes comme médecin de la Compagnie des Indes orientales, étudia expérimentalement les propriétés du chanvre et introduisit son usage en médecine. On en fit dès lors des médicaments contre les douleurs, l’asthme, les migraines etc. Ces médicaments se répandirent rapidement aussi aux États-Unis.

Le gouvernement britannique, confronté à une consommation importante de chanvre en Inde, prit l’initiative de mettre en place une commission chargée d’une étude exhaustive sur cette plante (Indian Hemp Drugs Commission). La commission rendit en 1894 un rapport de 7 500 pages comportant sept volumes, probablement l’étude la plus approfondie qui ait jamais été faite sur la question.
 
Le rapport concluait à l’absence de nocivité du chanvre. En 1916 pourtant, comme la France, la Grande-Bretagne adoptera une législation prohibitionniste s’étendant à toutes les drogues. 

Aujourd'hui, divers groupes de pression luttent pour la libéralisation de l'usage du chanvre sous une forme ou sous une autre. Certains groupes militent pour la légalisation de l'utilisation médicale (Cannabis buyer's club aux USA), d'autres pour une dépénalisation voire une légalisation (Mouvement pour la Libéralisation Contrôlée, Collectif d'Information et de Recherche Cannabique en France). Dans la plupart des pays européens il existe aujourd'hui une dépénalisation de fait ou de droit du simple usage mais le chanvre reste inscrit sur la liste internationale des stupéfiants sans utilisation médicale. En France, où le simple usage est un délit, des circulaires aux procureurs préconisent cependant de ne pas poursuivre les simples usagers.
 
En Amérique,
 
                                    
 
si le chanvre était cultivé pour ses fibres dès le dix neuvième siècle, l’habitude de le fumer a probablement été importée d’Afrique au Brésil par les esclaves. Le chanvre est en effet présent depuis longtemps en Afrique où Livingstone l’avait rencontré sous une forme sauvage au Congo lors de ses explorations. Du Brésil, il gagna ensuite le Mexique puis les États-Unis. Les travailleurs mexicains qui, au début du siècle, traversaient la frontière vers les USA l’introduisirent au Texas. Dès 1937, le chanvre appelé par son nom mexicain marijuana, fut interdit aux États-Unis par le Marijuana Tax Act après d'hystériques campagnes de presse. Autorisée de nouveau pendant la guerre pour fournir des fibres, sa culture sera de nouveau interdite après guerre. 

Aujourd'hui, l'Amérique du Nord est un des principaux producteurs clandestins de cannabis avec notamment de vastes surfaces cultivées aux USA et la mise au point au Canada de variétés hybrides sélectionnées particulièrement riches en thc souvent cultivées en intérieur.
              
                                Plants de chanvre hybride à teneur élevée en THC

Pour exploiter leurs propriétés psychotropes, les sommités fleuries des plants de chanvre sont préparées traditionnellement de deux façons différentes selon les régions. 

Les plantes, plus particulièrement les sommités fleuries, récoltées directement et séchées donnent la marijuana qui est connue sous des noms variés selon les pays et dont la présentation et le mode de consommation dépendent des coutumes locales. 
 
On peut également récolter la résine sécrétée par les poils glandulaires pour préparer le haschich. 
 
Plus récemment a été mise au point une technique utilisant des solvants qui permet d’isoler une huile de cannabis dont le contenu en principes actifs est beaucoup plus élevé. 
 
  • Haschich
    Il existe deux méthodes traditionnelles de préparation artisanale du hachisch tandis que le hachisch destiné à l’exportation est préparé industriellement.
    Au Proche et au Moyen-Orient, les plants de chanvre récoltés au moment de leur floraison sont battus sur un drap tendu sur un récipient large. Les poils sécréteurs microscopiques qui se détachent des sommités fleuries passent à travers le tamis constitué par le drap et constituent une poudre improprement appelée pollen puisque le véritable pollen des fleurs est constitué par les éléments mâles responsables de la fécondation chez les plantes à fleur. Selon la force appliquée pour battre les plants, la poudre obtenue est de qualité variable. Lorsque les plants sont simplement frottés sur le drap, on obtient une poudre constituée presque exclusivement des poils sécréteurs. C’est la meilleure qualité de haschich dont la teneur en THC, le principe actif du cannabis, dépasse couramment 20 %.
    Si les plants sont battus plus violemment, on recueille davantage de poudre mais elle contient une proportion moindre de poils sécréteurs et est donc moins riche en principe actif. 
    Enfin, si les plants sont battus à l’aide d’une baguette, divers débris s’y ajoutent encore ce qui aboutit à une poudre encore moins riche. En général, dans les zones de production, un premier passage est réalisé en secouant simplement les sommités fleuries sur la toile. La poudre obtenue en quantité faible par rapport au poids de plantes utilisé (on récupère alors environ 1 % du poids initial des plantes) est réservée à la consommation locale. Le hachisch destiné à l’exportation est fait avec une poudre résultant d’un battage intensif des plantes entières, voire broyées, beaucoup plus rentable en terme de poids. C’est la raison pour laquelle la plupart des hachisch disponibles sur le marché clandestin en Europe sont de basse qualité. 
    En Inde et au Népal, la méthode de récolte traditionnelle est différente. Les sommités fleuries sont frottées entre les paumes des mains et la résine se dépose sur la peau. En frottant les mains l’une contre l’autre, la résine forme de petites boules qui sont ensuite agglomérées entre elles. 
    La poudre obtenue par tamisage n'est pas destinée à être consommée directement. Elle nécessite une préparation, le pressage. Lorsqu’il s’agit de préparation artisanale, le pressage est le plus souvent réalisé à la main. Une dizaine de grammes de poudre sont réunis dans le creux de la main, quelques gouttes d’eau y sont ajoutés, puis l’ensemble est longuement malaxé et chauffé de temps à autre. La poudre constitue alors une masse brune, plastique qui s'agglomère et devient de plus en plus homogène.
    Divers types de pipes sont utilisées traditionnellement pour fumer le haschich mélangé ou non à du tabac.
  •  
              
               Pipes (Iran et Birmanie)
                   
      
    Habel-babel                           Shiloms 
    (Afghanistan)                        (Inde)                                                             
    Dans la production industrielle, le pressage est réalisé avec des presses mécaniques. La poudre est enfermée dans des sacs de cellophane ou de tissu comme au Maroc ou au Pakistan et les sacs sont empilés sous une presse. Les plaques obtenues dont la masse va de deux cents grammes à un demi kilo reçoivent souvent une marque de fabrique imprimée en creux, directement sur la résine. En France, ces plaques ont reçu le nom de savonnettes. Bien souvent, la concentration en poils sécréteurs étant insuffisante, il est ajouté à la poudre diverses substances comme des corps gras permettant de lui donner un liant suffisant pour permettre le pressage.
     
    On a identifié dans la résine de chanvre 426 composés chimiques différents dont une soixantaine de substances liposolubles dérivées du terpène, les cannabinoïdes.
     
    Contrairement aux substances psychotropes extraites des autres plantes, il ne s’agit pas d’alcaloïdes car les cannabinoïdes ne sont pas alcalins et ne contiennent pas d’azote.
     
    Il s’agit d’une famille particulière de composés chimiques à laquelle appartiennent aussi de nombreuses substances non psychotropes produites par diverses essences végétales. 
     
    Parmi les cannabinoïdes du chanvre, deux seulement sont psychoactifs, le delta 9- tétrahydrocannabinol ou THC, présent dans toutes les variétés, et la tétrahydrocanabivérine présente semble-t-il seulement dans quelques variétés.
     
    Le chanvre sauvage contient de 1 à 7 % de THC, mais les cultivateurs hollandais et californiens produisent couramment des variétés obtenues par hybridation et sélection qui en contiennent jusqu'à plus de 10 % (skunk, sinsemilla). Le haschich contient de 5 à 40 % de THC.
    Par Mr Yahp - Publié dans : yahp
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    Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /Juin /2006 22:41
     
                                  
     
    Le crystal meth est une drogue qui coûte le sixième du prix de la cocaïne, mais dont l'effet est dix fois plus puissant.
     
    Cela apporta une diminution de la consommation de crack et une disparition progressive de la plupart des formes légales de méthamphétamine.
     
    La drogue bloque en effet aussi bien les sensations de fatigue que d'appétit (et déclenche des sensations de plaisir et d'excitations intenses) ; un usage médical incontrôlé a débouché sur une consommation non médicale à large échelle dans des pays aussi divers que la Suède, les Etats-Unis et le Japon.
     
    Il fait des ravages aux États-Unis et dans l'Ouest canadien.
     
    Crystal methamphetamine.
     
    La méthamphétamine se présente sous deux formes :  la méthamphétamine de base (cristaux), la plus dangereuse, qui peut être fumée avec une pipe à eau ; et le chlorhydrate de méthamphétamine (sel), absorbé par voie orale, en comprimé.
     
    La méthamphétamine peut être aussi être inhalée ou injectée en intraveineuse. Cette drogue est consommée comme un excitant, pour la stimulation prolongée qu’elle provoque et qui persiste plusieurs jours.
     
     
     
    le crystal meth se vend à un prix ridicule: de 5 à 10 $ la dose. C'est que la drogue est fabriquée à partir d'éphédrine ou de pseudo-éphédrine, qu'on trouve facilement dans les médicaments contre le rhume ou la grippe (le Sudafed, notamment), en vente libre dans les pharmacies.
     


    On y ajoute ensuite des produits trouvés en quincaillerie, comme de 
     
    l'ammoniac (Fabrication d'explosifs, dégraissant )
     
    ou du solvant,
     
    du Drano Drano ® Max Gel Clog Remover
     
    ou du lithium de batterie.
     
     
    acide sulfurique,
     
    insecticides,
     
    solvants,
     
    engrais,
     
    iode,
     
    lessive ...
     
      
     
     Sudafed plus produits de quincaillerie: ammoniac, solvant, Drano, lithium de batterie.
                

     
    Le crystal meth peut donc être fabriqué localement, la plupart du temps dans ce que la police appelle des "laboratoires clandestins",
     
                            
     
    et rapidement - une journée peut suffire.
     
     
     

     
    Le crystal meth est la forme la plus pure de méthamphétamine (80% et plus).
     
    Méthamphétamine
     (d-N-methylamphetamine)

    crystal, ice, crank, pilules Thai, ya ba
     
    Synthétisée pour la première fois en 1919, la méthamphétamine fut pendant longtemps l'objet de recherches pour déterminer si elle pouvait être utilisée dans la lutte contre certaines maladies. Pendant des années, la méthamphétamine fut employée dans le traitement de tout et n'importe quoi de la dépression à la décongestion ; aujourd'hui elle est rarement prescrite hormis comme traitement occasionnel de court terme de l'obésité et des troubles du sommeil. 
     
    Une fois chauffés ou broyés, ils peuvent être injectés ou inhalés.

    fumer avec papier aluminium
     
    Si la drogue est inhalée, l'effet est ressenti aussitôt et dure au moins 12 heures. Cette drogue fait perdre les inhibitions et coupe l'appétit. Elle est fabriquée avec de la pseudoéphédrine (contenue dans les médicaments contre le rhume en vente libre) et plusieurs produits chimiques comme du lithium et du phosphore rouge.
     

    Meth — avant et après
     
    Mais la consommation de méthamphétamine peut aussi provoquer une agitation et une agressivité, des attaques de panique et des hallucinations.
     
    L'agressivité accrue en a fait une substance utilisée par des combattants pendant la deuxième guerre mondiale
    ("drogue d'Hitler").
     
    Les effets constatés sont dûs à une libération augmentée d’une substance naturelle;
     
    la  dopamine
     
    image:molecule_dopamine.png
     
    La dopamine est un neurotransmetteur appartenant aux catécholamines et donc issue de l'acide aminé tyrosine.

    Elle est le précurseur de l'adrénaline, de la noradrénaline.
     
    Les catécholamines sont des composés organiques synthétisés à partir de la tyrosine et jouant le rôle d'hormone ou de neurotransmetteur.
    Les catécholamines les plus courantes sont l'adrénaline (épinéphrine), la noradrénaline (norépinéphrine) et la dopamine.

    La dopamine n’est pas un messager chimique très commun dans le cerveau.
     
    Les neurones qui en produisent ne représentent guère plus de 0,3 % des cellules du cerveau.
    Ces neurones...
    jouent néanmoins un rôle essentiel dans plusieurs de nos comportements.
     
    Ils sont par exemple impliqués dans le contrôle des mouvements. Quand certains de ces neurones sont détruits,
    on voit apparaître les tremblements caractéristiques de la maladie de Parkinson.

    Le contraire, c’est-à-dire
    un excès de dopamine dans certaines régions du cerveau, est à l’origine des terribles
    symptômes associés à la schizophrénie. Les médicaments les plus efficaces pour traiter cette maladie sont d’ailleurs ceux qui empêchent la dopamine de se fixer sur ses récepteurs.

    Enfin, certains neurones à dopamine, comme ceux qui nous intéressent ici, entrent en jeu lorsque la personne ou l’animal éprouve du désir et du plaisir.
     
     
     
    Modèle d’une molécule de dopamine.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    La  dopamine, dans le cerveau. Après une semaine de consommation, les stocks de dopamine dans le cerveau sont épuisés. Tant qu’ils ne se seront pas reconstitués, les prises n’auront plus d’effet. 
     

    fumeuse de meth.......................................
     
    Comme effets toxiques et parfois mortels, on peut constater des convulsions épileptiformes, un coma, une forte augmentation de la température corporelle, des problèmes cardiovasculaires, une attaque d'apoplexie, une destruction de cellules musculaires et des états de psychose. Exceptionnellement, on a rapporté aussi des dommages rénaux.

    La consommation de méthamphétamine mène facilement à l'abus et à la dépendance.
     
    Des recherches récentes font craindre qu'un abus chronique de méthamphétamine puisse provoquer des dommages irréversibles au niveau des cellules du cerveau.
     
     
    fumeuse de meth.................
     

    Le crystal meth et le VIH : toxines jumelles pour le cerveau

     
    line


    Selon des chercheurs oeuvrant aux États-Unis, le méthamphétamine (crystal meth) figure parmi les drogues de rue dont les personnes séropositives et les personnes les plus à risque d'être infectées par le VIH font un usage abusif.

    Le crystal est toxique pour les cellules du cerveau. Le VIH produit des protéines qui nuisent également à cet organe.
     
    Les dépendants du crystal sont considérablement plus susceptibles de présenter une déficience cognitive. La dépendance au crystal ne faisait qu'aggraver ce problème, entre la dépendance au crystal meth et l'affaiblissement de l'immunité chez les personnes séropositives produit un résultat aussi troublant. Le crystal amplifie la neurotoxicité du VIH, et vice versa.
     
    Il paraît que certaines protéines du VIH et du crystal endommagent les parties des cellules responsables de la production d'énergie, à savoir les mitochondries, de sorte que ces cellules se mettent à mal fonctionner et à mourir. Il est important de comprendre les effets du cystal afin que les chercheurs puissent trouver un moyen de réparer les lésions cérébrales causées par cette drogue. 
     



    Les personnes souffrant d'une déficience neurocognitive importante pourraient avoir de la difficulté à apprendre et à maintenir les capacités nécessaires pour surmonter la dépendance et se faire soigner de façon appropriée.

    La déficience neurocognitive expose à un risque élevé d'infections potentiellement mortelles.
     
    un  à cinq ans de gauche à droite
     
     
    cinq à dix ans gauche à droite
     
                                                      
     
     
    ANECDOTES: (crystal meth)
     
    Un homme roulait à 75 km/h au volant d'une camionnette qui tirait un chiot au bout d'une chaîne.

    Alerté par un citoyen, un policier retrouva peu après la camionnette, le conducteur et le chiot, tous arrêtés sur le bord de la route. Le chiot avait les pattes ensanglantées, mais il était toujours en vie. Le conducteur, lui, était toujours dans sa camionnette.
     
    Le policier s'approcha du véhicule,
     
     
    Et puis tapa sur la vitre de la portière du conducteur. Celui-ci l'ignora, étant occupé à une tâche très douloureuse.
     
    Il était en train de s'arracher une dent avec
     
    une paire de pinces.
     
     
    Meth mouth: The drug dries out saliva and causes users to grind their teeth, resulting in rot
and decay
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Par Mr Yahp - Publié dans : yahp
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    Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /Juin /2006 22:21
                                 cocaïne
    CRACK: freebase, rock, caillou, roche
     
     
     
    La cocaïne est un alcaloïde naturel extrait d'un arbuste d'Amérique du Sud : le cocaïer ou erytroxylon.
     
     
     
    La poudre ou chlorhydrate de cocaïne
     
    Le chlorhydrate de cocaïne se présente sous la forme d'une poudre blanche floconneuse. Il est obtenu en dissolvant la pâte de coca dans de l'acide chlorhydrique et de l'eau. On ajoute un sel de potassium à ce mélange afin d'éliminer les impuretés. Enfin, on ajoute de l'ammoniaque ce qui provoque la précipitation du chlorhydrate de cocaïne qui peut être récupéré et séché. Avant sa distribution, la cocaïne peut être coupée (diluée) avec divers produit : lactose, anesthésique local (benzocaïne), d'autres drogues ou d'autres substances inertes. Le sel de cocaïne est hydrophile, il peut être solubilisé dans l'eau et donc injecté, inhalé (sniffé) ou ingéré. Il ne peut pas être fumé, car il se décompose et devient donc inactif à une température proche de sa température de vaporisation (198 C).
     
    La freebase
     
    La freebase est de la cocaïne libérée de son sel. Elle est obtenue par l'action d'ammoniaque sur une solution aqueuse de chlorhydrate de cocaïne. La molécule base est ensuite extraite par l'éther ou un autre solvant organique. La freebase est fumée. Jusqu'en 1986, on pouvait trouver des kits complets dans le commerce afin de réaliser soit même sa freebase (sauf la cocaïne). Comme la freebase est plus pure que la cocaïne poudre, elle était considérée comme plus saine et 20% des drogués l'utilisait dans les années 1970. Mais l'utilisation de l'éther pour sa préparation la rend dangereuse. Si l'éther ne s'est pas totalement volatilisé avant que la cocaïne ne soit fumée, il existe des risques d'explosion ou de brûlures.
     
    Le crack
     
    Le crack est une autre forme de cocaïne base fabriquée à partir du chlorhydrate de cocaïne. La poudre est dissoute dans une solution de bicarbonate de sodium et d'eau. La solution est portée à ébullition et une substance solide, le crack, se dépose, est séparée et séchée. Le crack est ensuite coupé en " cailloux " d'un dixième à un demi-gramme. Le crack est de la cocaïne pure à 75 à 90%. Le crack est fumé lui aussi.
     
     
     

    Structure de la cocaïne
    Les effets physiologiques de la cocaïne
     
    La cocaïne est un stimulant du système nerveux central. Elle provoque un éveil et une augmentation de l'énergie. La cocaïne agit sur le système nerveux en inhibant la recapture de la norepinéphrine. La concentration accrue en norépinéphrine entraîne une augmentation de l'activité motrice accompagnée de petits tremblements au niveau des extrémités, une augmentation du rythme cardiaque et une élévation de la pression artérielle.
    Ces troubles du rythme cardiaque peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez les personnes fragiles ou qui consomment de forte quantité de tabac. La prise de cocaïne entraîne aussi une vasoconstriction des capillaires (en particulier au niveau nasal lors du sniff). Les tissus, insuffisamment irrigués, s'appauvrissent et, par conséquent, se nécrosent. C'est souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes chez les usagers réguliers. Elle entraîne aussi une augmentation de la température corporelle. Dans les cas d'overdose, des températures supérieures à 40 ° ont été rencontrées.
    Le crack est qu'en à lui encore plus toxique. Sa consommation régulière provoque de graves altérations des voies respiratoires, des arrêts cardio-respiratoires pouvant entraîner la mort et des dommages rapides sur le cerveau.
     
    Les effets psychologiques.
    L'usage de la cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique, et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Chez les personnes plus sensibles, l'usage de cocaïne peut provoquer des troubles psychiques tels que des psychoses ou des hallucinations, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïdes (notamment au bruit) ou des attaques de panique.
    La prise de cocaïne entraîne une augmentation de l'activité psychique et des insomnies, des amnésies et des phases d'excitation. Les effets de la cocaïne sont dûs à son action inhibitrice de la recapture de la dopamide. Pendant la descente, l'euphorie laisse place à une anxiété et un état dépressif que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs.
    L'usage régulier de crack peut provoquer des hallucinations et entraîner un comportement violent, des états paranoïdes et un comportement suicidaire.
     
    Cocaïne et dépendance.
     
    Excitateur puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante. Il est difficile d'arrêter une consommation aiguë de cocaïne, tant la nécessité d'en reprendre est importante. L'apaisement même avec la consommation d'une autre substance est très difficile.
    La consommation régulière de crack crée rapidement une forte dépendance psychique et une neurotoxicité très importante. Les usagers, même après avoir cessé d'en consommer, restent souvent soumis à des altérations de l'humeur et connaissent pendant plusieurs mois des épisodes de rechute éventuels.
     
     
    Les feuilles de coca ont été utilisées par les Indiens d'Amérique du Sud depuis plus de 3000 ans. L'utilisation de la coca est associée historiquement à des cérémonies religieuses et réservé aux nobles. Actuellement, les feuilles sont mâchées au Pérou et en Bolivie pour leurs vertues thérapeutiques. Mâcher les feuilles de coca procure une légère euphorie, augmente l'endurance physique et réduit les effets du mal des montagnes et de la privation d'oxygène.
     
    Un précis médical sur la cocaïne fut publié en 1569. En 1860, Albert Neiman a isolé la cocaïne de la feuille et a décrit l'action anesthésique que procure la drogue lorsqu'elle est mise sur la langue. Elle a d'abord été utilisée en ophtalmologie. En plus de son action anesthésique sur l'œil, la cocaïne diminue les réflexes oculaires et provoque une vasoconstriction des artérioles, ce qui diminue le saignement dans cette région très vascularisée. La cocaïne dilate aussi les alvéoles pulmonaires, provoque une vasoconstriction des capillaires de la cloison nasale, ce qui rend la respiration plus facile.
     
    Au cours du 19ème siècle, la cocaïne a été utilisée contre des maladies respiratoires telles que la tuberculose, l'asthme et l'insuffisance respiratoire. Elle a aussi été utilisée, en particulier par Sigmud Freud, comme aphrodisiaque et dans le traitement des alcooliques et des morphinomanes avec les résultats que l'on devine.
     
    Dans les années 1890, la cocaïne était devenue le composant principal de nombreux élixirs et autres potions toniques. Elle était incorporée dans les cigares, les cigarettes, les Chewing gum et aussi dans le Coca-Cola. La cocaïne n'a été retirée du Coca-Cola qu'en 1906. Les doses utilisées à cette époque n'étaient pas anodines et on dénombra en 1891, 200 morts par overdose.
     
    En 1914, 46 états américains, dans le but de faire baisser la criminalité, ont mis sous contrôle l'utilisation et la distribution de la cocaïne. La même année l'usage, autre que médical, de la cocaïne a été prohibé. Dans les années 1950, la cocaïne n'était plus considérée comme un problème de santé publique. La cocaïne est réapparue en tant que drogue dans les années 1960. Depuis sa consommation est en augmentation régulière et actuellement elle n'est plus limitée à certains milieux aisés dans lesquels elle semblait cantonnée.
     
    Le cocaïer est un arbrisseau qui pousse à l'état sauvage dans la cordillère des Andes, principalement sur le versant oriental, à des altitudes variant entre 300 et 2000 mètres. Il mesure de 1 m 50 à 4 mètres.
     
     Il lui faut un climat humide avec une température moyenne de 20 degrés pour prospérer. Le tronc de l'arbre est blanchâtre et rugueux.
     
    La fleur est petite (1 à 2 cm) et blanche. Le fruit (1 à 2 cm) comporte un noyau.
     
    Il passe des couleurs : vert, jaune et rouge en mûrissant.
     
    La feuille (de 2.5 à 7 cm) est vert-clair.
     
    On ne trouve des traces d'alcaloïde que dans les feuilles.
     
    La culture des cocaïer s'opère de la façon suivante :
     
    les fruits sont sélectionnés par flottage dans l'eau
     
    (ceux qui surnagent sont éliminés).
     
    Ils sont plantés en pépinières dans les 15 jours suivant la récolte (enterrés à 1 cm dans sol sablonneux à l'abri du soleil et demandent un arrosage fréquent).
     
     
    La transplantation s'effectue dès que les jeunes pousses atteignent 50 à 80 cm, soit entre 2 et 6 mois
                                              La récolte
     
    s'effectue la deuxième année,
    la plante vit cinquante à cent ans.
     
    3 récoltes ont lieu par an, en juillet, en novembre et en mars.
     
    La meilleure est en mars. Les feuilles mûres
     
    (légèrement jaunâtres)
     
    sont desséchées à l'abri du soleil.
     
    On alterne ce séchage à l'ombre avec de courtes périodes d'exposition au soleil.
     
    Les feuilles sont ensuite assemblées en balles de 30 à 50 Kg nommées "tambours".
     
    La teneur en cocaïne diminue rapidement avec le temps...
     
    ...(suite la semaine prochaine) 
    Par Mr Yahp - Publié dans : yahp
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