COCAÏNE,crack freebase, rock, caillou, roche

Publié le par Mr Yahp

                             cocaïne
CRACK: freebase, rock, caillou, roche
 
 
 
La cocaïne est un alcaloïde naturel extrait d'un arbuste d'Amérique du Sud : le cocaïer ou erytroxylon.
 
 
 
La poudre ou chlorhydrate de cocaïne
 
Le chlorhydrate de cocaïne se présente sous la forme d'une poudre blanche floconneuse. Il est obtenu en dissolvant la pâte de coca dans de l'acide chlorhydrique et de l'eau. On ajoute un sel de potassium à ce mélange afin d'éliminer les impuretés. Enfin, on ajoute de l'ammoniaque ce qui provoque la précipitation du chlorhydrate de cocaïne qui peut être récupéré et séché. Avant sa distribution, la cocaïne peut être coupée (diluée) avec divers produit : lactose, anesthésique local (benzocaïne), d'autres drogues ou d'autres substances inertes. Le sel de cocaïne est hydrophile, il peut être solubilisé dans l'eau et donc injecté, inhalé (sniffé) ou ingéré. Il ne peut pas être fumé, car il se décompose et devient donc inactif à une température proche de sa température de vaporisation (198 C).
 
La freebase
 
La freebase est de la cocaïne libérée de son sel. Elle est obtenue par l'action d'ammoniaque sur une solution aqueuse de chlorhydrate de cocaïne. La molécule base est ensuite extraite par l'éther ou un autre solvant organique. La freebase est fumée. Jusqu'en 1986, on pouvait trouver des kits complets dans le commerce afin de réaliser soit même sa freebase (sauf la cocaïne). Comme la freebase est plus pure que la cocaïne poudre, elle était considérée comme plus saine et 20% des drogués l'utilisait dans les années 1970. Mais l'utilisation de l'éther pour sa préparation la rend dangereuse. Si l'éther ne s'est pas totalement volatilisé avant que la cocaïne ne soit fumée, il existe des risques d'explosion ou de brûlures.
 
Le crack
 
Le crack est une autre forme de cocaïne base fabriquée à partir du chlorhydrate de cocaïne. La poudre est dissoute dans une solution de bicarbonate de sodium et d'eau. La solution est portée à ébullition et une substance solide, le crack, se dépose, est séparée et séchée. Le crack est ensuite coupé en " cailloux " d'un dixième à un demi-gramme. Le crack est de la cocaïne pure à 75 à 90%. Le crack est fumé lui aussi.
 
 
 

Structure de la cocaïne
Les effets physiologiques de la cocaïne
 
La cocaïne est un stimulant du système nerveux central. Elle provoque un éveil et une augmentation de l'énergie. La cocaïne agit sur le système nerveux en inhibant la recapture de la norepinéphrine. La concentration accrue en norépinéphrine entraîne une augmentation de l'activité motrice accompagnée de petits tremblements au niveau des extrémités, une augmentation du rythme cardiaque et une élévation de la pression artérielle.
Ces troubles du rythme cardiaque peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez les personnes fragiles ou qui consomment de forte quantité de tabac. La prise de cocaïne entraîne aussi une vasoconstriction des capillaires (en particulier au niveau nasal lors du sniff). Les tissus, insuffisamment irrigués, s'appauvrissent et, par conséquent, se nécrosent. C'est souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes chez les usagers réguliers. Elle entraîne aussi une augmentation de la température corporelle. Dans les cas d'overdose, des températures supérieures à 40 ° ont été rencontrées.
Le crack est qu'en à lui encore plus toxique. Sa consommation régulière provoque de graves altérations des voies respiratoires, des arrêts cardio-respiratoires pouvant entraîner la mort et des dommages rapides sur le cerveau.
 
Les effets psychologiques.
L'usage de la cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique, et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Chez les personnes plus sensibles, l'usage de cocaïne peut provoquer des troubles psychiques tels que des psychoses ou des hallucinations, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïdes (notamment au bruit) ou des attaques de panique.
La prise de cocaïne entraîne une augmentation de l'activité psychique et des insomnies, des amnésies et des phases d'excitation. Les effets de la cocaïne sont dûs à son action inhibitrice de la recapture de la dopamide. Pendant la descente, l'euphorie laisse place à une anxiété et un état dépressif que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs.
L'usage régulier de crack peut provoquer des hallucinations et entraîner un comportement violent, des états paranoïdes et un comportement suicidaire.
 
Cocaïne et dépendance.
 
Excitateur puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante. Il est difficile d'arrêter une consommation aiguë de cocaïne, tant la nécessité d'en reprendre est importante. L'apaisement même avec la consommation d'une autre substance est très difficile.
La consommation régulière de crack crée rapidement une forte dépendance psychique et une neurotoxicité très importante. Les usagers, même après avoir cessé d'en consommer, restent souvent soumis à des altérations de l'humeur et connaissent pendant plusieurs mois des épisodes de rechute éventuels.
 
 
Les feuilles de coca ont été utilisées par les Indiens d'Amérique du Sud depuis plus de 3000 ans. L'utilisation de la coca est associée historiquement à des cérémonies religieuses et réservé aux nobles. Actuellement, les feuilles sont mâchées au Pérou et en Bolivie pour leurs vertues thérapeutiques. Mâcher les feuilles de coca procure une légère euphorie, augmente l'endurance physique et réduit les effets du mal des montagnes et de la privation d'oxygène.
 
Un précis médical sur la cocaïne fut publié en 1569. En 1860, Albert Neiman a isolé la cocaïne de la feuille et a décrit l'action anesthésique que procure la drogue lorsqu'elle est mise sur la langue. Elle a d'abord été utilisée en ophtalmologie. En plus de son action anesthésique sur l'œil, la cocaïne diminue les réflexes oculaires et provoque une vasoconstriction des artérioles, ce qui diminue le saignement dans cette région très vascularisée. La cocaïne dilate aussi les alvéoles pulmonaires, provoque une vasoconstriction des capillaires de la cloison nasale, ce qui rend la respiration plus facile.
 
Au cours du 19ème siècle, la cocaïne a été utilisée contre des maladies respiratoires telles que la tuberculose, l'asthme et l'insuffisance respiratoire. Elle a aussi été utilisée, en particulier par Sigmud Freud, comme aphrodisiaque et dans le traitement des alcooliques et des morphinomanes avec les résultats que l'on devine.
 
Dans les années 1890, la cocaïne était devenue le composant principal de nombreux élixirs et autres potions toniques. Elle était incorporée dans les cigares, les cigarettes, les Chewing gum et aussi dans le Coca-Cola. La cocaïne n'a été retirée du Coca-Cola qu'en 1906. Les doses utilisées à cette époque n'étaient pas anodines et on dénombra en 1891, 200 morts par overdose.
 
En 1914, 46 états américains, dans le but de faire baisser la criminalité, ont mis sous contrôle l'utilisation et la distribution de la cocaïne. La même année l'usage, autre que médical, de la cocaïne a été prohibé. Dans les années 1950, la cocaïne n'était plus considérée comme un problème de santé publique. La cocaïne est réapparue en tant que drogue dans les années 1960. Depuis sa consommation est en augmentation régulière et actuellement elle n'est plus limitée à certains milieux aisés dans lesquels elle semblait cantonnée.
 
Le cocaïer est un arbrisseau qui pousse à l'état sauvage dans la cordillère des Andes, principalement sur le versant oriental, à des altitudes variant entre 300 et 2000 mètres. Il mesure de 1 m 50 à 4 mètres.
 
 Il lui faut un climat humide avec une température moyenne de 20 degrés pour prospérer. Le tronc de l'arbre est blanchâtre et rugueux.
 
La fleur est petite (1 à 2 cm) et blanche. Le fruit (1 à 2 cm) comporte un noyau.
 
Il passe des couleurs : vert, jaune et rouge en mûrissant.
 
La feuille (de 2.5 à 7 cm) est vert-clair.
 
On ne trouve des traces d'alcaloïde que dans les feuilles.
 
La culture des cocaïer s'opère de la façon suivante :
 
les fruits sont sélectionnés par flottage dans l'eau
 
(ceux qui surnagent sont éliminés).
 
Ils sont plantés en pépinières dans les 15 jours suivant la récolte (enterrés à 1 cm dans sol sablonneux à l'abri du soleil et demandent un arrosage fréquent).
 
 
La transplantation s'effectue dès que les jeunes pousses atteignent 50 à 80 cm, soit entre 2 et 6 mois
                                          La récolte
 
s'effectue la deuxième année,
la plante vit cinquante à cent ans.
 
3 récoltes ont lieu par an, en juillet, en novembre et en mars.
 
La meilleure est en mars. Les feuilles mûres
 
(légèrement jaunâtres)
 
sont desséchées à l'abri du soleil.
 
On alterne ce séchage à l'ombre avec de courtes périodes d'exposition au soleil.
 
Les feuilles sont ensuite assemblées en balles de 30 à 50 Kg nommées "tambours".
 
La teneur en cocaïne diminue rapidement avec le temps...
 
...(suite la semaine prochaine) 

Publié dans yahp

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khassiopée 25/08/2006 22:11

J'ai beaucoup de mal à afficher correctement la page d'accueil.J'ai lu, je dois avouer que je suis un peu déconcertée  par ton étrange phrasé poétique. ça ne laisse pas indifférent, c'est dérangeant c'est ce que tu cherches non ?

mike poulofsky 23/08/2006 20:13

cool intélligent interréssaant!

mike poulofsky 23/08/2006 20:12

wired, intélligent interressant!